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Par Ilian Azz

Déclarer son chiffre d'affaires de cours particuliers à l'URSSAF

Déclaration mensuelle ou trimestrielle, taux 2026, échéances et pénalités : le guide URSSAF du chiffre d'affaires en cours particuliers.

Déclarer son chiffre d'affaires de cours particuliers à l'URSSAF
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Déclarer son chiffre d'affaires à l'URSSAF, c'est indiquer à intervalle régulier le montant encaissé pour vos cours particuliers, la somme sur laquelle l'administration calcule vos cotisations sociales. Pour un professeur en micro-entreprise, cette déclaration revient chaque mois ou chaque trimestre, périodes creuses comprises. La rater coûte de l'argent et du temps.

Une fois déclaré en auto-entrepreneur, vous passez de la création à la gestion courante. Et pour l'URSSAF, cette gestion tient en une phrase : déclarez ce que vous avez encaissé, dans les délais.

Ce que l'URSSAF attend, et à quelle fréquence

Les cours particuliers relèvent des bénéfices non commerciaux (BNC), la catégorie des activités libérales. Vous déclarez votre chiffre d'affaires sur le portail autoentrepreneur.urssaf.fr, selon la périodicité choisie à l'inscription :

  • Mensuelle : une déclaration par mois, échéance vers la fin du mois suivant.
  • Trimestrielle : une déclaration tous les trois mois, aux dates fixes des 30 avril, 31 juillet, 31 octobre et 31 janvier.

Un point piège les débutants : on déclare l'encaissé, pas le facturé. Un cours donné en juin mais réglé en juillet compte sur juillet. Si un parent paie en retard, le montant tombe dans la déclaration du mois où l'argent arrive vraiment sur le compte.

Combien vous payez sur chaque euro

Le taux est un pourcentage fixe appliqué au chiffre d'affaires brut, sans déduction de vos frais. En 2026, pour une activité de service en BNC au régime général, il est passé à 25,6 % (contre 24,6 % en 2025). Les professeurs affiliés à la CIPAV sont à 23,2 %. S'ajoute une petite contribution à la formation professionnelle, de l'ordre de 0,2 %.

Si vous avez opté pour le versement libératoire de l'impôt sur le revenu, vous réglez l'impôt en même temps que les cotisations : +2,2 % pour une activité BNC, soit 27,8 % au total. Cette option dépend d'un plafond de revenu fiscal de référence ; vérifiez votre éligibilité sur service-public.gouv.fr avant de la choisir.

Un exemple concret : 1 500 € encaissés en un mois, au taux de 25,6 %, représentent 384 € de cotisations. Mettre de côté un quart de chaque paiement dès qu'il arrive évite la mauvaise surprise en fin de trimestre.

Les échéances à ne pas manquer

Trois règles évitent l'essentiel des ennuis.

La première déclaration est décalée

Vous ne déclarez pas dès le premier mois. La première échéance intervient après un délai d'environ 90 jours suivant le début d'activité, et couvre toute la période écoulée depuis l'immatriculation. Notez la date : beaucoup de nouveaux inscrits l'oublient et se retrouvent avec un premier trimestre entier à rattraper.

Déclarer zéro reste obligatoire

Un mois sans élève ne vous dispense de rien. Vous devez déclarer 0 €. Une déclaration à zéro ne génère aucune cotisation, mais l'absence de déclaration, elle, est sanctionnée.

L'oubli a un prix

Chaque déclaration manquante entraîne une pénalité forfaitaire de 60,10 € en 2026. Deux oublis dans l'année, et vous avez perdu l'équivalent d'un cours et demi en pure perte administrative.

Garder son encaissé à jour toute l'année

La déclaration prend cinq minutes quand le chiffre est déjà là, et une soirée entière quand il faut reconstituer trois mois de paiements à partir de relevés bancaires et de messages. La partie délicate n'est pas la déclaration elle-même. C'est de savoir exactement ce qui a été encaissé sur la période.

C'est là qu'un suivi propre change tout. Plutôt que d'additionner des lignes dans un tableur, vous voulez un total d'encaissé par mois, prêt à recopier. Kadrella relie chaque paiement à l'élève et au cours correspondant, ce qui donne un suivi de facturation et de paiements lisible à tout moment. Pour les professeurs qui gèrent encore leur activité à la main, quitter le tableur supprime aussi ce moment de panique trimestriel.

À retenir

  • Déclarez l'encaissé du mois ou du trimestre sur autoentrepreneur.urssaf.fr.
  • Taux 2026 en BNC : 25,6 % au régime général, 23,2 % à la CIPAV.
  • La première déclaration arrive vers 90 jours ; notez-la.
  • Un mois vide se déclare quand même, à 0 €.
  • Chaque oubli coûte 60,10 €.

Garder son chiffre d'affaires à jour au fil de l'eau transforme une corvée en formalité. Le reste, l'URSSAF le calcule pour vous.

Sources

Ilian Azz
Écrit par
Ilian Azz · Head of Content

Ingénieur logiciel senior, il fonde et dirige plusieurs entreprises technologiques. Il développe des produits articulés autour des API de messagerie, de l'automatisation et de l'intégration de l'IA, et partage ici les enseignements tirés de ces expériences.

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